le label FSC :

En France, nous rencontrons essentiellement deux labels, dont celui du FSC. FSC, ce sont les initiales pour Forest Stewardship Council, traduit en français par Conseil de bonne gestion forestière. Cet organisme se compose des représentants d’organisations de protection de l’environnement - Greenpeace, le WWF, certains groupes des Amis de la Terre - de défense des peuples indigènes, de forestiers et de revendeurs de produits en bois.
Organisé en trois sections (environnementale, sociale et économique) le FSC garantit un équilibre entre les intérêts des différentes parties. Il totalise plus de 29 millions d’hectares de forêts certifiées. Ces forêts sont certifiées par des bureaux d’études indépendants qui vérifient le respect du cahier des charges et notamment l’application des 10 Principes et Critères de bonne gestion forestière énumérés ci-dessous :
Les 10 principes du FSC portent sur les thèmes suivants :
1. Respect des lois et des principes du FSC.
2. Droits et responsabilités foncières et usages.
3. Droits des peuples indigènes.
4. Droits des ouvriers et relations avec les communautés.
5. Ressources forestières.
6. Impact sur l’environnement.
7. Plan d’aménagement.
8. Suivi évaluation.
9. Maintien des forêts ayant une grande valeur de conservation.
10. Plantations.
Le label FSC est-il une garantie ? Globalement oui. C’est le label le plus fiable aujourd’hui. Mais il n’est pas sans reproches et des progrès restent à faire. Il est malheureusement courant que des plantations d’arbres soient certifiées au détriment des « vraies » forêts. Parfois, et tous les critères ne sont pas systématiquement respectés, mais la démarche est sincère.
Le label PEFC :

C’est le second label qu’on rencontre le plus fréquemment dans les magasins. PEFC signifie Program for Endorsement of Forest Certification Scheme. Ce label est né de l’action conjointe des pays suivants : Allemagne, Autriche, Finlande, France, Norvège et Suède. Dès 1999, le Conseil de PEFC a fixé les grandes lignes directrices de la gestion forestière durable applicables dans les pays européens.
Les propriétaires adhérents s’engagent à mettre en pratique, sur le terrain, les recommandations régionales en matière de gestion durable des forêts. Chaque entité régionale, généralement une association loi de 1901, est composée de trois collèges où siègent les représentants locaux des forestiers, des industriels et des usagers.
Enfin, tous les cinq ans, l’entité régionale dresse le bilan de son action et fixe les nouveaux objectifs de la gestion forestière durable pour l’avenir.
Pour toutes les régions, le cahier des charges que s’engage à respecter le propriétaire comporte un certain nombre de règles simples, à commencer par le respect des lois et règlements, en particulier le Code Forestier et la Loi d’Orientation pour la Forêt.
Outre le respect de certaines pratiques de base de la gestion forestière durable (conservation d’arbres morts dans certains massifs, priorité aux essences locales, respect des zones humides, protection des sols, limitation des coupes rases …), les adhérents s’engagent également à s’informer et à se former, notamment en matière de connaissance de la biodiversité, de diversification des modes de gestion. Dernière obligation, le propriétaire doit accepter, le cas échéant, la visite d’un organisme certificateur, à l’occasion des audits annuels de la certification régionale. En effet, pour obtenir cette certification sur 5 ans, le demandeur doit se faire auditer par un organisme certificateur indépendant accrédité par les pouvoirs publics.
Le label PFSC est-il fiable ? Encore moins. Là encore des abus ont été signalés, des opérations d’exploitations autorisées par exemple dans des forêts anciennes en Finlande, et un manque de transparence et de rigueur dans les contrôles (audits) comme par exemple en Allemagne. De gros progrès restent à réaliser notamment parce que dans le cadre de ce label, tout se passe entre forestiers, c’est à dire que l’intérêt commercial domine. Par ailleurs, s’il est vrai sur sur le papier des contrôles doivent être effectués, ce n’est pas le cas sur le terrain. Ce qui se passe dans le Morvan par exemple ( Nièvre) est assez représentatif des problèmes que rencontre ce label
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