Le diable de Tasmanie
lundi 13 juin 2011
- Famille : marsupiaux
- Nom anglais : Tasmanian devil
- Taille : 30 cm au garrot et entre 50 et 70 cm de long
- Poids : en moyenne 12 kg.
- Longévité : 8 ans
- Reproduction : La saison des amours s’étend d’avril à juin et les petits naissent trois semaines après l’accouplement. La gestation dure 30 jours et la portée (2 à 4 petits) naît dans la poche maternelle. Comme chez tous les marsupiaux, les bébés Diables mesurent seulement une dizaine de millimètres à la naissance, mais ils grandissent très rapidement. Ils resteront dans la poche de leur mère durant 15 semaines environ en se nourrissant aux quatre mamelles de la mère. Le mâle ne participe pas à l’éducation des petits et peut même représenter un danger pour sa progéniture puisqu’il peut lui arriver de les manger.
- Habitat : il semble pouvoir occuper toutes sortes de biotopes, de la forêt d’eucalyptus en passant par les zones rocheuses et côtières et le bush.
- Aire de répartition : endémique à la Tasmanie.

- Le diable de Tasmanie
- photo : http://www.dinosoria.com
Le diable de Tasmanie est un petit animal d’apparence curieuse, évoquant immanquablement un petit ours. Doté d’une tête ronde, de petites oreilles, d’une queue hérissée et de moustaches toutes raides, le diable de Tasmanie, court sur pattes et revêtu d’un pelage noir parsemé de quelques tâches blanches, est surtout reconnaissable par sa large gueule qu’il tient grande ouverte comme s’il baillait en permanence, et pourvue de crocs capables de broyer les os les plus gros. Lorsqu’il est excité, ses oreilles rougissent.
C’est un animal omnivore, capable de manger aussi bien des petits mammifères que des oiseaux, des insectes, des végétaux, des fruits et des charognes. Il a donc une grande utilité au sein de son écosystème.
Le diable est un animal nocturne, en général solitaire bien qu’il y ait souvent des interactions sur les lieux de nourrissage. Plusieurs diables peuvent se partager un territoire de 8 à 20 km2. Le Diable souffre d’une mauvaise réputation auprès des hommes qui le croient volontiers agressif. Comme tous les animaux, les diables de Tasmanie peuvent éventuellement se battre pour une proie ou lors de la saison des amours, mais rien de quoi justifier cette mauvaise réputation. En revanche, sa technique d’intimidation est impressionnante. Lorsqu’un diable est en concurrence avec un de ses congénères pour une proie, il va s’efforcer d’intimider son adversaire par de bruyantes bousculades et en ouvrant bien grand sa gueule afin d’exhiber ses dents impressionnantes. Il émet ensuite une série de vocalisations, sortes d’aboiements, grondements rauques et cris stridents qui impressionnent toujours ceux qui écoutent pour la première fois les cris du Diable de Tasmanie.
Ce marsupial passe donc ses journées à couvert, à somnoler ou flâner. Pas très endurant, et plutôt lent, il grimpe maladroitement aux arbres (le premier orteil est absent). C’est en revanche un bon nageur.
Le diable de Tasmanie est protégé depuis 1941. Avant cette date, les fermiers le trappaient et l’empoisonnaient parce qu’il se nourrissait dans les poulaillers et tuait les agneaux.
Aujourd’hui il reste environ 70 000 de ces marsupiaux dans la nature. Il est actuellement étroitement surveillé car il est victime d’une mystérieuse maladie (des tumeurs cancéreuses) qui a déjà décimé 80% des effectifs en 5 ans. Le Diable avait failli disparaître lors d’une semblable épidémie en 1920. Les scientifiques pensent que cette maladie est présente dans les gènes de l’animal et réapparaît lors de cycles à l’occasion de certains chamboulements environnementaux qui les affectent particulièrement, comme la destruction de leur habitat, l’utilisation de pesticides, l’introduction d’une maladie (calicivirus) pour éradiquer les lapins. De plus, la réduction des populations de diables profite au renard européen qui a été introduit par les colons en 1850.
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